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Lot 154 - COLONNE À PENDULE - Attribué à Robert OSMOND

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COLONNE À PENDULE
Attribué à Robert OSMOND (1717-1789)
Reçu Maître en 1766
Paris, vers 1770
Matériaux : Bronzes dorés, émail, métal et verre
H. 42 cm, L. 21,5 cm, P. 21,5 cm

Provenance
Ancienne collection du Baron de Gunzburg

Ce modèle de « colonne à pendule » repose sur quatre pieds en bronze ciselé et doré soutenant un socle de marbre blanc veiné dans lequel sont insérées quatre frises de bronze doré. Celle de la face principale présente une scène avec des putti, jouant une allégorie des sciences. Les frises des trois autres faces sont en rinceaux à jours.
La caisse de la pendule prend la forme d'une colonne cannelée et tronquée en bronze ciselé et doré sur une base à moulures et à frise d'entrelacs perlés.
Le cadran circulaire en émail est ceint d'une draperie à noeud et branche de rosier en fleurs.
La colonne est sommée d'un trophée associant sur une draperie des fleurs de rosier et deux oiseaux.

Le type de la « colonne à pendule », selon l'expression de l'époque, apparaît pour la première fois en 1766 dans la Description de plusieurs ouvrages d'horlogerie de Jean-André Lepaute. Ce modèle très en vogue autour des années 1770 a souvent été exécuté par le bronzier Robert Osmond, la colonne étant généralement surmontée d'un petit vase. Un exemplaire de ce type assez répandu est conservé au Palais Royal de Stockholm. Notre pendule, si proche des modèles d'Osmond, peut en effet lui être attribuée, l'absence de signature étant alors fréquente même de la part des plus grands artisans.

Elle présente en outre la particularité d'un riche décor de fleurs et oiseaux que l'on retrouve associé à la colonne sur un dessin de l'ornemaniste Jean-Charles Delafosse (1734-1789).
La source d'inspiration est ici manifeste, bien que le cadran ne soit pas intégré à la colonne mais posé dessus et terminé par le trophée.

Le motif de la colonne tronquée évoque l'Antiquité, période qui fascinat durant toute la seconde moitié du XVIIIe siècle. Cet élément architectural est à rapprocher de l'imaginaire inspiré à la fois par la découverte des sites antiques, le goût des ruines et celui de la nature. Un artiste comme le peintre Hubert Robert a su magnifier cette vision, de même que Pierre-Henri de Valenciennes (1750-1819) durant sa jeunesse romaine. Dans son tableau L'Ancienne ville d'Agrigente, les colonnes tronquées du premier plan associées aux passants mêlent ainsi un monument écroulé à la spontanéité de la vie. C'est toute la poésie des ruines propre au siècle des Lumières qui est ainsi exprimée. Ce contraste se retrouve dans les arts décoratifs à travers cette « colonne à pendule » unissant sur fond de temps qui passe la fraîcheur des oiseaux ou des rosiers à l'antique colonne cannelée.

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Thème : Horlogerie Ajouter ce thème à mes alertes