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Lot 15 - DESSUS DE PORTE : ANGE TENANT UN ÉCU…

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DESSUS DE PORTE : ANGE TENANT UN ÉCU CHARGÉ D'UN MARTEAU ET D'UNE ÉQUERRE
France, Art Gothique, début XIVesiècle
MATÉRIAU
Pierre et traces de polychromie
H. 95 cm, L. 135 cm, P. 33 cm

Présenté en deux parties

Cet important dessus de porte en pierre sculptée représente un ange tenant un écu chargé d'un marteau et d'une équerre. Il prend place au centre d'un arc brisé à fleurons qui se prolonge en partie haute. Le messager céleste se tient debout, revêtu d'une longue tunique aux plis à la fois souples et serrés caractéristiques de la grande sculpture du XIVe siècle.

On voit encore apparaître sur ce vêtement des traces de polychromie verte et jaune notamment au niveau de l'encolure. Son visage rond et jouflu, légèrement incliné, est encadré d'une épaisse chevelure bouclée. Il déploie dans son dos deux grandes ailes sur lesquelles le sculpteur a pris soin de marquer la finesse et l'abondance du plumage.

Les traits réalistes de notre ange tranchent avec les représentations des décennies précédentes qui, très souvent, étaient idéalisées afin de leur attribuer un aspect intemporel.

Dans cette œuvre, il adopte le visage à la fois gai et avenant d'un adolescent avec ses joues pleines et son petit sourire.

Il est d'ailleurs comparable avec un buste d'ange à tête ronde, légèrement inclinée et à abondante chevelure bouclée où l'on peut observer la même joie qui s'en dégage, daté de la seconde moitié du XIVe siècle et aujourd'hui conservé au Musée du Louvre .

Ce dernier possède également quelques exemples d'éléments d'architecture où un ange tient devant son buste un écu ou un phylactère du début du XVe siècle. La provenance de ces sculptures qui pouvaient appartenir à des édifices civils ou religieux est souvent difficilement identifiable. Le marteau taillant-pic et l'équerre, très largement représentés sur le blason, semblent indiquer que ce dessus de porte devait appartenir à une corporation de maçons ou de tailleurs de pierres.

Au regard de la dimension de cette œuvre, de la très grande qualité de sa sculpture et de la richesse de sa polychromie, cet élément d'architecture devait sans aucun doute appartenir à une très importante confrérie du métier de la pierre; ceci pourrait d'ailleurs confirmer une provenance probablement d'Ile-de- France, compte tenu des caractéristiques stylistiques mais également du fait que cette région était à l'époque un chantier permanent qui procurait de hauts revenus à ce type de corps de métier.

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Thème : Objets d'Art Ajouter ce thème à mes alertes