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Lot 40 - Les LAMENTATIO NS SUR LE CORPS DU CHRIST - France

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Les LAMENTATIO NS SUR LE CORPS DU CHRIST
France, XVIe siècle
Matériau Marbre
H. 17,7 cm, L. 21,9 cm, P. 3,2 cm

Cette oeuvre en marbre sculpté en bas relief représente les Lamentations sur le Corps du Christ, scène qui intervient à la fin du cycle de la Passion, entre la Descente de Croix et la Mise au Tombeau. Jésus est étendu au pied de ses proches, les yeux clos et la tête renversée en signe de Mort.

Il est soutenu sur la gauche par Saint Jean, le visage emprunt de tristesse tourné vers le ciel.

La Vierge Marie est agenouillée devant la dépouille de son Fils et lui tient la main.

Elle le regarde avec intensité, son visage crispé par la douleur.
A l'arrière-plan, on retrouve le groupe des Saints Femmes et notamment Marie-Madeleine située à droite de la composition.
Un genou à terre, elle est positionnée proche des pieds de Jésus, renvoyant à la scène biblique lorsque celle-ci, à l'aide sa longue chevelure ici parfaitement représentée, lava les pieds du Fils de Dieu.
Son attribut, le pot d'onguent, est posé à côté d'elle.
Si l'iconographie est traditionnelle, le sculpteur montre ici toute l'évolution subie par cet art à partir du XVIe siècle, notamment au regard de la souplesse des corps et des drapés comme ce superbe linceul sur lequel repose le Christ.
Dans la première moitié du XVIe siècle, on quitte une certaine raideur propre aux décennies précédentes pour assouplir les canons ; on ôte certains éléments comme la Couronne d'Epines ou les Plaies afin d'adoucir la figuration.

Les personnages n'adoptent plus un hiératisme souvent de rigueur et le dynamisme de la scène, malgré sa dureté, se fait sentir par les gestes, les expressions des personnages, animés par les multiples plissés de leurs voiles et vêtements.

Cette sculpture se distingue des autres productions européennes notamment italiennes car si la douleur est palpable, celle-ci demeure contenue et ne tombe pas dans une emphase outrancière comme cela peut se voir Outre-Rhin ou en Italie.
Ce thème connut une immense fortune au XVIe siècle et les exemples attestant ces caractéristiques stylistiques que nous venons de décrire sont légions. Citons la Mise au Tombeau datée de 1528 de Villeneuve-'Archevêque où l'on constate cette même contenance des personnages malgré la tragédie qui vient de se dérouler.

Cet astrolabe, en bronze coulé, est en forme de roue à quatre rayons dont le rayon inférieur est évasé comme la branche d'une croix de Malte.

Il est dit « astrolabe nautique » ou « astrolabe de mer ».

Le bord du demi cercle supérieur, le limbe, est gradué de 0 à 90°, le zéro étant placé en haut, dans l'axe de l'anneau qui sert à le suspendre.

Cette graduation zénithale permet une lecture directe pour le calcul de la latitude contrairement aux astrolabes gradués horizontalement.
Son diamètre extérieur est d'environ 208 mm ce qui le classe parmi les plus grands de cette période étudiés jusqu'alors.

Cette mesure le ramène approximativement à 1 palmo c'est-à-dire un empan, correspondant à 9 pouces espagnols, donné par Martin Cortés comme mesure usuelle. Martin Cortés (1510-1582) est né à Bujaraloz dans la province de Saragosse en Aragon.
A partir de 1530, à Cadix, il a enseigné la cosmographie et l'art de la navigation aux pilotes.
En 1551, il publie le manuel de référence de la navigation Arte de navigar.
Son épaisseur varie de 13,9 mm pour la partie supérieure à 24,8 mm pour sa partie basse, son centre étant d'une épaisseur de 20,5 mm.

Cette variation d'épaisseur nous permet de dater cet astrolabe avant le XVIIe siècle.
En effet, d'après Marcel Destombes, « Le pilote major J. Baptista Lavanha demandait dès 1595 de cesser cette pratique et de construire des astrolabes d'épaisseur égale en haut et en bas ».
Son poids est de 3,195 kg. La seule marque particulière existant sur l'astrolabe est composée de cinq cercles disposés en croix latine.

Il sert exclusivement à mesurer la hauteur du soleil au dessus de l'horizon lorsque ce dernier est au zénith.

L'aiguille centrale, l'alidade, de fabrication postérieure, pivote autour d'un axe dont les deux pinules sont équidistantes. Percées chacune d'un minuscule trou fraisé vers l'extérieur, elles permettent, quand la tranche de l'astrolabe est orientée vers le soleil, de laisser passer le rayonnement par le trou de la pinule supérieure et en jouant avec la rotation de l'alidade, de le faire correspondre exactement au petit trou de la pinule inférieure.

L'alidade étant parfaitement symétrique, la mesure peut être contrôlée en inversant les extrémités.

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Thème : Art religieux Ajouter ce thème à mes alertes