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Lot 39 - RARE PARAVENT À DOUZE FEUILLES EN LAQUE DE COROMANDEL - Chine, Dynastie Qing, [...]

Estimation : 60 000 € / 100 000 €

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RARE PARAVENT À DOUZE FEUILLES EN LAQUE DE COROMANDEL
Chine, Dynastie Qing, deuxième moitié du XVIIe siècle
Laque de Coromandel, or, pigments colorés
H. 264 cm ; L. totale : 588 cm ; L. d’une feuille : 49 cm
L’extraordinaire effet décoratif des paravents de Coromandel vient de leurs grandes surfaces sombres et brillantes sur lesquelles se découpent des scènes aux couleurs à la fois vives et délicates. Les laques de Coromandel, ou Kuan Cai, présentent en effet une technique particulière de laque ; les motifs sont découpés
à partir de la surface préalablement laquée de façon à réserver le trait du dessin, puis le creux ainsi découvert est coloré avec de l’huile, de l’or ou divers pigments. Ce paravent reflète notamment le goût des Européens
pour les objets de laque, remontant au dernier quart du XVIIe siècle.
En effet, à partir de cette époque de nombreux objets produits en Asie furent exportés à destination de l’Europe. Parmi eux, on trouve différents types de laques, ayant chacun leurs caractéristiques ; les laques du Japon, les laques de Chine ainsi que des laques travaillés en creux. Ce dernier type originaire de Chine, doit son nom à la côte indienne de Coromandel, par où transitaient les objets. Notre paravent présente un décor sur ses deux faces ; chacune des feuilles est posée sur deux pieds. Réalisé en creux, le décor aux couleurs chatoyantes reprend les éléments techniques caractéristiques des laques de Coromandel. La première face
présente un grand paysage se développant sur les douze feuilles, bordé d’une frise aux motifs chinois, vases fleuris et dragons.
L’autre face, bordée également d’une large frise à motifs, est couverte de calligraphies.
Ces paravents furent notamment introduits en France lors du voyage de l’ambassade du Siam à la cour de Louis XIV en 1684. Parmi les présents offerts au souverain se trouvaient des paravents en laque de Coromandel. Au cours du XVIIIe siècle, les marchands-merciers s’emparèrent de ce matériau afin de les plaquer sur des meubles. Ce n’est d’ailleurs qu’à partir des années 1720 et par leur intermédiaire que ce type de laque fut appelé Coromandel. Rares sont les paravents de cette
dimension subsistant dans leur intégrité, les panneaux servant à réaliser des coffres, des cabinets ou des commodes. Néanmoins, les grands collectionneurs du XVIIIe siècle possédèrent des paravents de ce type : c’est ce que nous révèlent les inventaires après décès de la duchesse d’Estrées, du prince de Condé ou de la marquise de Pompadour.

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