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Lot 16 - VÉNUS PUDIQUE DITE VÉNUS MÉDICIS - Attribué ç François GIRARDON ( 1628-1715) [...]

Estimation : 60 000 € / 80 000 €

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VÉNUS PUDIQUE DITE VÉNUS MÉDICIS
Attribué ç François GIRARDON ( 1628-1715)
France, époque Louis XIV, Vers 1700
Bronze à patine brun clair
H. 51 cm
Référence bibliographique
Alexandre Maral, Girardon – Le Sculpteur de Louis XIV, éd. Arthena, Paris 2015

Cette oeuvre en bronze est une réplique du célèbre marbre antique d’époque hellénistique aujourd’hui conservé au Musée des Offices de Florence. La date et son lieu de découverte ne sont pas aujourd’hui documentés. Il en est fait mention pour la première fois en 1559 lorsqu’une réduction en bronze est réalisée par
Willem van Tétrode pour le compte de Philippe II d’Espagne.
Elle est publiée pour la première fois en 1638 par François Perrier dans son Recueil de planches gravées à l’eau forte illustrant les plus belles statues romaines.
La sculpture est transportée de Rome à Florence entre 1677 et 1679 par les soins de Côme III de Médicis dans le jardin de la Villa Médicis puis entre en1688 à la Galerie des Offices.
Le thème connut un grand succès auprès des artistes et des amateurs du XVIIe et XVIIIe siècle, notamment en France. Vers 1630, Hubert Le Sueur réalisa une copie grandeur nature en bronze pour le Cardinal de Richelieu. Les collections de Louis
XIV dénombraient cinq copies de l’antique exécutées par Martin Carlier, Jean-Jacques Clérion, Antoine Coysevox, Nicolas Frémery et les frères Keller qui se seraient inspirés d’un modèle conçu par François Girardon (fig. 2). Cette dernière fonte, ainsi que celle d’Adonis, renvoient aux commandes faites auprès de François Girardon prévues en 1685 sur la terrasse du Parterre d’Eau à Versailles. Jamais réalisées en bronze, il demeure cependant une trace de la somme de 400 livres faite à Girardon « pour son payement des modèles de cire et de plastre qu’il a fait de Vénus et d’Adonis sur la terrasse du château de Versailles ». Selon Monsieur Alexandre Maral, ces modèles sont à rapprocher des oeuvres en bronze livrées par Keller en 1687. Ces dernières seront finalement attestées au château de Marly dans l’inventaire dressé en 1695 et aujourd’hui conservées à Versailles.
Quant aux réductions en bronze, les collectionneurs purent à loisir se les procurer
auprès des grands ateliers de sculpteurs notamment italiens comme celui de
Massimiliano Soldani-Benzi qui reçut commande du Prince Johann Adam Andreas I von Lichtenstein en 1695, aujourd’hui conservé dans The Princely Collection du Lichstenstein (inv.-No. SK537).

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Thème : Sculptures Ajouter ce thème à mes alertes