Chargement en cours
Ma sélection

Lot 21 - ÉCOLE FLORENTINE DU XVIe SIÈCLE - PORTRAIT DE CONSTANZA, SOEUR DU PEINTRE RIDOLFO [...]

Estimation : 30 000 € / 40 000 €

Adjugé 38 000 €


Résultats sans frais

ÉCOLE FLORENTINE DU XVIe SIÈCLE
PORTRAIT DE CONSTANZA, SOEUR DU PEINTRE RIDOLFO DEL GHIRLANDAIO
Huile sur panneau
Daté 1564
Inscription en haut : CONSTANZA.GRILLANDARI / E CATASTINI.A.L / M.D.L.X.I.I.I.I
H. 67,4 cm, L. 50,3 cm

Bibliographie
- Lisa Venturini, Ghirlandaria. Un manoscritto di ricordi della famiglia
Ghirlandaio, Florence, 2017, pp. 123-124.
Notre portrait représente Constanza, soeur de Ridolfo et fille de Domenico Bigordi, dit Il Ghirlandaio. Née en 1487, elle fut baptisée le 16 mars en présence du célèbre peintre Alessio Baldovinetti (1427-1499). Elle fut mariée en 1508 par son frère, avec le consentement de son oncle Davis, à maître Giuliano di Bartolomeo Guidi da Anterigoli, médecin. Elle fut bientôt veuve avec de nombreux enfants et réussit à accroître la fortune familiale. En effet, outre sa fille unique Camilla, qui entra au monastère de Boldron, Constanza fit étudier deux de ses garçons, tous deux excellents dans leurs études. Guido, qui devint un médecin connu et estimé, et Domenico qui serait devenu cardinal s’il n’était pas tombé malade. Les deux autres fils, Bacchus et Guiliano, s’occupaient de commerce avec des fortunes diverses. Avec sa mère Antonia, Constanza hérita d’une maison devant le couvent del Cestello à Florence où elle vécut. On ne connait pas la date exacte de son décès, mais elle était certainement encore en vie au début des années 1560, quand fut partagé l’héritage de Ridolfo (qui mourut en 1561).
L’élégance sobre de la noble florentine représentée sur notre tableau contredit les portraits de nombre de ses contemporains. Quelques détails de ses vêtements, esquissés avec une grande précision, rappellent le célèbre Portrait de Laura Battiferri réalisé par Bronzino entre 1555 et 1560, et aujourd’hui conservé au Musée du Palazzo Vecchio . Le voile très léger encadre délicatement le visage de la femme et s’ouvre sur le cou pour montrer l’éclat doré du collier qui disparaît dans le décolleté. L’attention dans le rendu des traits physionomiques de Costanza, de son regard concentré et pénétrant et en général de sa figure découpée sur un fond sombre neutre, rend ce sentiment de détachement typique du portrait florentin du milieu du XVIe siècle.

Demander plus d'information