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Lot 201 - JEAN-LÉON GÉRÔME (Vesoul, 1824 - Paris, 1904) - VICTOIRE MARCHANT - Noyer et [...]

Estimation : 10 000 € / 15 000 €

Adjugé 24 000 €


Résultats sans frais

JEAN-LÉON GÉRÔME (Vesoul, 1824 - Paris, 1904)
VICTOIRE MARCHANT
Noyer et ivoire
H. 87 cm, L. 49 cm, P. 45 cm
Petits manques et accidents réparés

Cette Victoire porte un chiton plissé avec un himation brodé sur l’épaule droite. Elle tient dans ses bras des rameux de laurier dont elle s’apprête à en retirer une tige. Fille du géant Pallas et de la rivière Styx, la déesse de la Victoire ou Nikè ne bénéficiait probablement pas d’un culte propre à Athènes. Attribut commun d’Athéna et de Zeus, Nikè est d’abord représentée dans l’art sous la forme d’un petit personnage que ces divinités portent à la main. Athéna Nikè n’est jamais munie d’ailes, contrairement à Nikè. Nikè est parfois dépeinte érigeant un trophée, ou, plus souvent, planant, ailes déployées, au-dessus du vainqueur d’une compétition. À Rome, Nikè fut appelée Victoria et vénérée dès les premiers temps de l’Antiquité. Elle en vint à être considérée comme la divinité protectrice du Sénat. Parmi les représentations artistiques célèbres, citons la Victoire réalisée par Paionios de Mendé vers 424 avant J.-C. (musée archéologique d’Olympie) et la Victoire de Samothrace (musée du Louvre à Paris). Découverte en 1863, cette dernière fut probablement érigée vers 203 avant J.-C. par les habitants de Rhodes afin de commémorer une bataille navale. En tant que figure de proue de l’art académique au XIXe siècle, il n’est pas étonnant que Gérôme ait puisé dans l’iconographie antique pour réaliser cette sculpture. Il est cependant plus inespéré que l’artiste ait utilisé de l’ivoire et du bois naturel pour réaliser une œuvre dont seuls deux exemplaires en bronze nous sont parvenus. Tandis que le premier n’est pas localisé, le second est conservé aux Etats-Unis.

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