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Lot 72 - PAIRE D’APPLIQUES À CINQ LUMIÈRES - D’après un modèle de Pierre-François [...]

Estimation : 70 000 € / 100 000 €

Adjugé 63 000 €


Résultats sans frais

PAIRE D’APPLIQUES À CINQ LUMIÈRES
D’après un modèle de Pierre-François FEUCHÈRE (1737-1823)
Paris, fin du XVIIIe siècle, début du XIXe siècle
Bronzes dorés
H. 94 cm, L. 50 cm, P. 37 cm
Cette paire d’appliques en bronze doré présente une tige formée d’une lyre à
l’antique ponctuée d’un masque d’Apollon. La partie basse est ornée d’une rosace,
point de départ de trois branches en console soulignées sur deux registres de feuilles d’acanthe. Les branches latérales se singularisent par un enroulement supplémentaire introverti portant ainsi à cinq le nombre de lumières. Les binets cylindriques sont creusés de canaux tores, soulignés de godrons, et émergent d’une corolle de feuilles de vigne alternant avec des grappes de raisins.
Chaque applique est suspendue au moyen d’un ruban, enserrant les cordes métalliques de la lyre, noué à mi-hauteur autour d’un bouquet de fleurs ciselées au naturel, et terminé par un noeud à larges boucles orné d’une petite rosace.
La partie basse de la tige montre un culot inversé soutenant la lyre, ciselé de feuilles
lancéolées et de godrons, d’où chute une suite de fleurons d’acanthe terminés d’un
bouton à graines. Deux branches de laurier au naturel assurent à chaque applique un décor de fond, se croisant à la base de chaque tige, puis à nouveau au revers de la lyre, pour finalement surgir entre les montants et le cordage de l’instrument. Ce modèle d’appliques a été conçu par Pierre-François Feuchère (1737-1823), reçu maître doreur argenteur en 1763. Plusieurs exemplaires sont aujourd’hui répertoriés. Une paire -signée FEUCHERE et datée vers 1785 - faisait partie de la collection du baron Alphonse de Rothschild, à Vienne ; une suite de quatre appartiennent aux collections du duc de Bedford à Woburn Abbey Grande-Bretagne, probablement acquises à Paris, à la fin du XVIIIe siècle, par Francis Russel, 5e duc de Bedford (1765-1802). Enfin une autre paire, aujourd’hui en mains privées, fit partie des collections du prince Maximilien-Joseph-Eugène-Auguste-Napoléon (1817-1852). Ces appliques avaient probablement été acquises, soit par son père, le prince Eugène-Rose de Beauharnais, premier duc de Leuchtenberg (1781-1824) et fils de l’impératrice Joséphine, pour sa résidence de Munich, soit par le Garde-Meuble impérial russe à la fin du XVIIIe siècle.
Pierre-François Feuchère livra dans la seconde moitié du XVIIIe siècle des objets
d’ameublement en bronze pour le compte du Garde-Meuble de la Couronne. Son atelier, connu sous le nom de Fabrique Feuchère continua d’être exploité par son fils Lucien-François Feuchère (mort en 1841) au cours du premier quart du XIXe siècle. Il jouissait alors d’une réputation au moins égale à celle qu’avait connue son fondateur sous Louis XVI. Il proposait alors à la vente les modèles nouveaux adaptés à l’esthétique du moment mais également les grands succès néoclassiques qui firent le succès de son père.

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